T-mobile doit arrêter sa campagne publicitaire après une injonction préliminaire de la part de verizon
La bataille légale entre T-Mobile et Verizon s'estIJ acquise une nouvelle dimension après que la cour a accordé une injonction préliminaire à Verizon. T-Mobile a été contraint de mettre fin à sa campagne publicitaire Better Value qui promettait des économies de 1 000 dollars aux clients qui changent de fournisseur.

Verizon défend son clientèle
Depuis octobre, au lendemain de son arrivée au poste de PDG, Dan Schulman a déclaré que Verizon ne serait plus un terrain de chasse pour ses concurrents souhaitant accroître leur part de marché. La compagnie a réagi en défendant activement sa base de clients, ce qui marque un tournant par rapport à la concurrence passive.
Après avoir d'abord soulevé ses griefs auprès du NARB (National Advertising Review Board) des programmes publicitaires nationaux, Verizon a poursuivi T-Mobile en justice lorsque ce dernier a refusé de se conformer aux recommandations. Verizon a affirmé que T-Mobile exagérait les économies offertes par son plan Better Value et facturait des frais fantômes pour des avantages supplémentaires offerts déjà par Verizon.
De plus, Verizon a estimé que les tarifs de base de T-Mobile étaient comparés à des offres promotionnelles de cette dernière, sans mention de ses propres offres discount. D'autres lacunes ont été mises en évidence dans les promesses de T-Mobile, notamment l'absence de précision quant au caractère optionnel des bénéfices de streaming et la mention que les économies annoncées s'appliquaient uniquement aux clients ajoutant trois lignes. Même en utilisant le calculateur de T-Mobile, les économies totales annuelles ne dépassaient pas 660 dollars, nettement en dessous des 1 000 dollars publicitaires.
Enfin, Verizon a accusé T-Mobile d'impliquer que seul ce dernier offrait une connexion par satellite, ce qui n'est pas le cas.
Le verdict de la cour est un coup dur pour l'image de T-Mobile, qui reflète sa transition de l'offre de plus-value à la dépendance accrue à l'égard des campagnes publicitaires pour attirer les clients.
Le jugement préliminaire est cependant susceptible de modification avant de devenir définitif. En attendant, il s'agit d'une victoire pour Verizon, qui peut poursuivre sa campagne publicitaire sans les restrictions imposées à T-Mobile.
La bataille des affirmations
Le cas résume le paysage mobile en évolution, où les opérateurs sont de plus en plus réticents à se concurrencer sur les prix. Au lieu de cela, ils s'investissent pour affirmer qu'ils offrent plus de valeur que leurs rivaux.
Pour les clients, les mensonges publicitaires pourraient signifier un choc si ils décident de changer de fournisseur, considérant que la cour a jugé que T-Mobile ne comparait pas ses tarifs de manière réaliste. Bien que la campagne soit retirée pour l'instant, cela rappelle aux clients de ne pas se laisser convaincre par les publicités et d'examiner soigneusement les petits caractères avant de basculer vers un autre opérateur.