États-unis et iran : négociations directes au pakistan, le conflit au moyen-orient menace l'accord
Washington tente de relancer les discussions avec Téhéran alors que la région est en proie à une escalade des tensions. L'administration Biden a annoncé l'ouverture de canaux de communication directs avec l'Iran, via une délégation menée par JD Vance, vice-président.
Un premier contact programmé pour samedi
Cette initiative survient dans un contexte géopolitique particulièrement volatile, avec des affrontements sporadiques dans la région, notamment en Líbano et contre les intérêts saoudiens. La secrétaire de presse, Karoline Leavitt, a confirmé que la délégation américaine se rendra à Islamabad pour une première ronde de pourparlers prévue samedi matin. Mais la situation demeure fragile, le Haut lieu de ces combats suspendu à un fil.
Donald Trump, lui, insiste sur la nécessité immédiate de la réouverture du détroit d'Ormuz, une condition qu'il qualifie de « sine qua non » pour parvenir à un cessez-le-feu. Or, malgré ses déclarations, Israël poursuit sa campagne d'attaques contre le Hezbollah, allié de l'Iran, dans le Líbano – un point qui semble toujours susciter des divergences entre les parties.

Nétoyé : pas de líbano dans l'accord initial
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a d'ailleurs tempéré ses ardeurs, affirmant mercredi que la guerre n'était pas terminée et que la campagne militaire avait déjà neutralisé une partie des capacités iraniennes. Ironiquement, Trump a nié que le Líbano ait été inclus dans l'accord initial, qualifiant les combats dans cette zone de « simple escarmouche » – une formulation qui ne rassure pas les observateurs.
La situation est d'autant plus complexe qu'Iran et Pakistan insistent sur l'inclusion du Líbano dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu. Un point de friction majeur qui risque de compromettre les efforts diplomatiques. Le détroit d'Ormuz, pourtant, reste quasiment bloqué, malgré les pressions de l'ex-président Trump. La question demeure de savoir si un accord véritablement durable est encore envisageable dans ces conditions.
Pilar Fernández-Cotta traduit cette situation tendue, soulignant l’importance de la vigilance et la nécessité d’éviter une nouvelle escalade. L'avenir de la région, et des approvisionnements énergétiques mondiaux, en dépend.