economie

Ormuz : la chine prend le contrôle, l'inquiétude monte

Après la trêve fragile entre les États-Unis et l'Iran, le trafic maritime autour du détroit d'Ormuz s'intensifie. Deux pétroliers chinois, des poids lourds de la Cosco Shipping, se positionnent à l'entrée du passage, annonçant potentiellement un retour à la normale.

Un ballet complexe entre prudence et opportunisme

Un ballet complexe entre prudence et opportunisme

Le Cospearl Lake et le He Rong Hai, deux navires de propriété chinoise, ont ralenti leur progression la nuit du jeudi, après avoir affiché une vitesse fulgurante. Selon les données de suivi maritime, ils affichent leur provenance chinoise, une pratique courante pour renforcer la sécurité lors de traversées autorisées par Téhéran. Cette démarche, loin d'être anodine, souligne la méfiance persistante dans la région.

La concentration croissante de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, incluant le Desh Vibhor, transportant du brut irakien, et le Jaham, un VLCC saoudien, témoigne d'une stratégie calculée. Pékine observe attentivement la situation, cherchant à sécuriser ses approvisionnements sans s'engager pleinement dans le conflit.

Si les communications officielles de Pékin évoquent la collaboration avec les parties prenantes pour le retrait des navires, la réalité du terrain est plus nuancée. La prudence est de mise, comme l'explique Jotaro Tamura, le nouveau président de Mitsui OSK Lines : « Nous devons comprendre la manière dont cela se met en œuvre sur le terrain. »

L'accord d'un cessez-le-feu, conclu en dernier moment, ne suffit pas à dissiper les doutes. Les attaques continues, notamment celle d'Israël contre le Liban, alimentent l'incertitude quant à la durabilité de cet accord. La lettre d'intention, elle, reste floue. Washington proclame une