economie

Ormuz : trump menace et le baril s'emballe

La tension monte à nouveaudans le golfe Persique. Donald Trump a dressé un tableau apocalyptique ce mardi soir, fixant un ultimatum à l'Iran concernant la réouverture du détroit d'Ormuz. Une escalade verbale qui a fait bondir les prix du pétrole, témoignant de la crainte d'une interruption brutale des livraisons.

Un ultimatum sans concession

Le président américain a, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, averti que l'Iran serait « vaincu en une seule nuit » si Téhéran ne céda pas à ses exigences. Des menaces d'une violence inouïe ont suivi : destruction des ponts, mise hors service des centrales électriques iraniennes, tout cela potentiellement exécutable en quelques heures, selon ses dires. Une rhétorique incendiaire, justifiée par les attaques iraniennes contre des installations d'aluminium dans le golfe, qui soulignent la fragilité de la situation.

Téhéran reste inflexible

Téhéran reste inflexible

Pourtant, l'Iran ne semble pas intimidé. En transmettant par l'intermédiaire du Pakistan, pays médiateur, un rejet catégorique d'une trêve, le régime iranien a mis en lumière ses conditions : la fin de la guerre, la levée des sanctions, une aide à la reconstruction et, surtout, une garantie de la sécurité du passage maritime dans le détroit d'Ormuz. Une demande sans concession qui met un terme aux vagues espoirs de désescalade après un mois de conflit.

Les alliés des États-Unis exercent une pression croissante pour un accord à la dernière minute, évoquant une trêve de 45 jours afin d'éviter une confrontation ouverte. Mais l'Iran, fort de sa position stratégique, semble privilégier une solution globale plutôt qu'un simple arrêt des hostilités.

Le pétrole en alerte, wall street en retrait

Le pétrole en alerte, wall street en retrait

Les marchés financiers réagissent vivement. Le prix du baril de pétrole a grimpé de près de 2%, dépassant les 113 dollars pour le brut américain et les 110 dollars pour le Brent, reflétant l'inquiétude d'une nouvelle restriction du trafic maritime. Wall Street, quant à elle, affiche une progression timide, pénalisée par l'incertitude géopolitique.

Face à ces menaces, Donald Trump a balayé les accusations de crimes de guerre liées à la destruction d'infrastructures civiles, arguant que la possession d'armes nucléaires constituerait le véritable délit. Une position provocante qui témoigne de la détermination de l'administration américaine à faire pression sur l'Iran.

Deux navires qataris transportant du gaz naturel liquéfié ont tenté une sortie du détroit d'Ormuz depuis le début du conflit, signe que le commerce continue de naviguer malgré les risques. Mais la menace d'une escalade demeure bien réelle, et le monde retient son souffle. La volatilité des marchés et la sécurité énergétique mondiale sont désormais directement liées à l'issue de ce bras de fer.