Refus du plan des syndicats : la fonction publique en blocage face à une offre d'emploi public indéfinissable
Le gouvernement français est confronté à une résistance farouche des syndicats concernant son plan d’augmentation des effectifs dans la Fonction Publique. Une réunion tendue, menée par Óscar López, ministre de la Fonction Publique, a abouti à un rejet catégorique de la proposition, accusée de manquer de transparence et de ne pas répondre aux besoins réels.
Un manque criant de détails et une histoire de retards
Les représentants de CCOO, UGT et CSIF ont dénoncé l’absence totale de données chiffrées, de répartition territoriale et de prise en compte des départs anticipés par vieillesse. Cette situation, déjà préoccupante après le rejet de l'offre de 2025, s'aggrave avec la proposition de 2026, qualifiée de « similaire » à l'année précédente, sans plus de précisions.
La situation est exacerbée par une pression accrue sur les services, notamment en Extranagement, Sécurité Sociale et Intérieur, due au processus de régularisation des immigrés. Les syndicats réclamaient des mesures spécifiques pour faire face à cette situation, que le gouvernement semble incapable de proposer au-delà de généralités.

Jubilation partielle et défis immédiats
La mise en place de la journée de 35 heures dans la Fonction Publique, initialement prioritaire sur le plan de la négociation de la OEP, a encore réduit les marges de manœuvre. Les syndicats soulignent l’accumulation de 5 765 offres d'emploi de 2023, 2024 et 2025, toujours non ouvertes, et risquent de disparaître avec l’expiration de la OEP de 2023 en juillet.
Le gouvernement s'engage à les convoquer dans un délai de deux mois, un délai qui suscite de vives réserves compte tenu du passé de retards systématiques.

Des mesures d'urgence et un blocage persistant
Pour pallier ce blocage, le ministère envisage des mesures telles que des Rapports obligatoires pour les services qui n’atteignent pas 75% de leurs objectifs de recrutement, une révision de l'accord de promotion interne en cas d'échec et l'intégration de modules numériques dans les concours.

Un message clair de la part des syndicats
La Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) doit, selon les syndicats, fournir des chiffres concrets et des garanties avant tout accord. L'absence de transparence et de données objectives compromet la négociation et témoigne d'une gestion administrative dépassée.