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Anthropic freine mythos : une ia capable d'anticiper les failles de sécurité

Un produit, Mythos Preview d'Anthropic, a dépassé toutes les attentes – et les craintes. Cette nouvelleintelligenceartificielle, capable de détecter des vulnérabilités informatiques avec une précision alarmante, a conduit à un gel de sa publication, malgré son potentiel pour renforcer les systèmes de sécurité.

Un risque pour la cybersécurité mondiale

Le rapport du directeur technique de Check Point Software, Eusebio Nieva, est clair : « Si elle tombe entre de mauvaises mains, c'est un problème. » Cette IA, capable d'identifier des failles datant de plusieurs décennies, représente un danger potentiel pour la sécurité numérique à l'échelle planétaire. Anthropic lui-même a reconnu que Mythos trouvait des failles subtiles, parfois remontant à 27 ans, témoignant d'une sophistication inquiétante.

L'inquiétude est telle que le secrétaire au Trésor américain, Scott Biesant, et le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, ont convoqué une réunion d'urgence avec les dirigeants de Wall Street. La crainte est que cette Technologie, si elle est mal utilisée, ouvre la voie à une nouvelle ère de cyberattaques automatisées et massives.

Anthropic a donc pris la décision prudente de limiter l'accès à Mythos, ne le rendant disponible qu'à des chercheurs en sécurité et à de grandes organisations – Google, Amazon Web Services, Apple, Microsoft et Nvidia étant parmi les premiers invités. L'objectif est clair : empêcher une exploitation à grande échelle de cette capacité d'identification des vulnérabilités.

La double épine du dragon ia

La double épine du dragon ia

Si Mythos peut renforcer les défenses, elle devient aussi une arme redoutable en mains de pirates. Royal Hansen, vice-président de la sécurité chez Google, souligne avec inquiétude : « Le pourcentage d'attaquants utilisant l'IA est susceptible de dépasser celui des défenseurs. » La complexité croissante des attaques, facilitée par l'IA générative, rend la tâche des experts en sécurité de plus en plus ardue.

Les trois principales activités exploitant l'IA dans le cyberespace, selon Nieva, sont le phishing, les attaques ciblées sur les entreprises (via la contrefaçon de voix et d'images) et la génération de scripts malveillants. Ces techniques, combinées, rendent les attaques plus crédibles, plus personnalisées et plus efficaces.

Un avertissement urgent

Un avertissement urgent

Philippe Lesaffre, ingénieur spécialisé chez TechProtect JPH, observe avec une pointe d’amertume : « Ce n'est pas une question d'innovation, mais de responsabilité. Il faut accepter que les outils dont nous créons sont aussi des armes potentielles. Il est impératif d'anticiper les conséquences. »

La situation est complexe. L’IA, autrefois perçue comme une solution miracle, se révèle être un double tranchant. La course à la génération d'IA agéntique a relancé l'enthousiasme, mais elle a également exacerbé les risques. Il est crucial, comme l'a souligné un expert de Check Point, qui a lui-même été victime d'une tentative d'escroquerie via un faux message de la DGT, de « se méfier de toute communication non sollicitée. » La vigilance est donc de mise, dans un monde où l'IA redéfinit les règles du jeu, avec des enjeux de sécurité de plus en plus élevés.