Crise au moyen-orient : le pétrole et le gaz menacent de flambée
Les tensions s'intensifient au Moyen-Orient, avec une escalade dramatique des prix de l'énergie. La guerre entre les États-Unis et Israël contre l'Iran menace de s'étendre à travers le Golfe Persique, après des frappes réciproques sur des sites pétroliers et des raffineries.

La production d'hydrocarbures au bord du gouffre
Le baril de pétrole brut Brent a grimpé de 3 % à mid-afternoon, atteignant 110 dollars, après avoir flirté avec les 118 dollars plus tôt dans la journée. Cette flambée s'explique par la crainte de perturbations majeures de l'offre, notamment suite aux attaques menées par l'Iran contre le site de South Pars, le plus grand champ de gaz au monde, situé en partie sur le territoire qatari.
Le gaz naturel, lui, est particulièrement touché. Le TTF, référence européen, a atteint 70 euros/MWh, avec une hausse spectaculaire de 35 % initialement, puis se stabilisant à 62 euros après l'ouverture des marchés américains. Une volatilité qui pèse sur les ménages et les entreprises.
Israël a bombardé le site iranien de South Pars mercredi, en représailles à des frappes iraniennes sur le complexe de Ras Laffan au Qatar – où est produit 20 % du GNL mondial – et sur des raffineries d'Aramco en Arabie Saoudite. Une escalade qui franchit une ligne rouge.
Le président américain Donald Trump a menacé de « détruire complètement » South Pars si l'Iran ripostait contre le Qatar. Il s'est désolidarisé de la première frappe, imputant la responsabilité à Israël. L'Arabie Saoudite, quant à elle, a exprimé sa frustration. Son ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a averti que le Royaume et ses alliés disposaient de « capacités significatives » et que leur patience n'était pas illimitée, se réservant le droit d'agir militairement si nécessaire.
Le royaume saoudien a initié des discussions avec la Turquie, le Pakistan et l'Égypte, dans le cadre d'une conférence du Conseil de coopération du Golfe (CCG), pour envisager une intervention régionale. Les pays du Golfe ont condamné les actions iraniennes contre le Kuwait, les Émirats, l'Irak et le Bahreïn. La situation reste extrêmement précaire et toute déstabilisation pourrait avoir des conséquences économiques désastreuses.
La cifra habla por sí sola : le prix du pétrole a dépassé les 110 dollars, un niveau non atteint depuis plusieurs mois. Cette crise est un rappel brutal de la dépendance mondiale aux hydrocarbures et des risques géopolitiques qui pèsent sur l'approvisionnement en énergie.