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Crise au moyen-orient : les marchés plongent sous la pression

Les marchés boursiers du Moyen-Orient ont ouvert le dimanche en territoire négatif, confrontés à une tension exacerbée par l'escalade des affrontements entre les États-Unis et l'Iran. Les attaques américaines contre l'Iran et la riposte iranienne sur plusieurs pays, dont le Koweït, le Bahreïn, le Qatar et les Émirats Arabes Unis, ont plongé les investisseurs dans l'incertitude.

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Les indices boursiers s'effondrent, aramco résiste

À Riyad, l'indice TASI de la bourse saoudienne a connu une ouverture brutale, chutant initialement de près de 5 % avant de se stabiliser légèrement, affichant néanmoins des pertes significatives d'environ 2,5 %. Les Émirats Arabes Unis ont été encore plus touchés, avec un recul d'environ 2 % de l'indice Dubai Financial Market, suite aux frappes sur les principaux aéroports du pays. Abu Dhabi Securities Exchange a également cédé 1,5 %.

La bourse du Koweït a suspendu temporairement les transactions, invoquant des « circonstances exceptionnelles », tandis que Doha (Qatar) est restée fermée pour le jour férié local.

L'attention des investisseurs se porte sur les prix du pétrole et du gaz, bien que les marchés de référence soient actuellement fermés. Des mouvements sporadiques ont été observés sur certaines plateformes de crypto-monnaies et de dérivés, mais leur fiabilité reste discutable en raison de la faible liquidité et de la domination des petits investisseurs.

La fermeture potentielle du détroit d'Ormuz, voie de passage essentielle pour 30 % des exportations de hydrocarbures mondiales, représente un risque majeur pour les marchés pétroliers. Selon IG, le prix du West Texas Intermediate (WTI) pourrait grimper de 6 % depuis les premiers assauts du samedi. Les futures de CBOE et CME devraient révéler la réaction des opérateurs dès la nuit de dimanche.

Le prix du baril de Brent a clôturé le vendredi à 72,8 dollars, en hausse de près de 3 %. Depuis le 7 janvier, il a progressé de plus de 15 dollars, soit 22 %. Les analystes prévoient que le prix pourrait atteindre les 100 dollars en cas de perturbation majeure du trafic dans le détroit d'Ormuz. La rupture des négociations entre l'Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire, après les derniers événements, ouvre une perspective particulièrement sombre pour le pétrole.

Le détroit d'Ormuz pourrait devenir le nouveau point de friction géopolitique majeur, et les conséquences sur les prix de l'énergie s'annoncent sévères. La situation est à suivre de très près.