Crise énergétique : le choc pétrolier le plus violent de l'histoire frappe
Les marchés pétroliers sont en ébullition. Alors que la mémoire collective évoque encore l'invasion du Koweït en 1990 et la flambée des prix qui en découla, les événements actuels, avec les frappes et contre-frappes entre les États-Unis et l'Iran, ont propulsé le baril de Brent au-delà des 119 dollars, un sommet historique. Un séisme énergétique dont les répercussions s'annoncent profondes.

Le détroit d'ormuz, nœud vital paralysé
Le point de rupture ? Le détroit d'Ormuz, ce passage maritime crucial par lequel transite entre 20% et 30% des hydrocarbures exportés à l'échelle mondiale. Sa quasi-paralysation a déclenché une réaction en chaîne, frappant de plein fouet l'Europe, particulièrement dépendante du gaz naturel. Les tensions géopolitiques ont créé une onde de choc qui rappelle les pires crises énergétiques du passé, mais avec des nuances significatives.
On notera que le brut Urals russe, autrefois ostracisé en raison des sanctions, connaît une envolée de plus de 75%. L'attrait pour ce pétrole, désormais considéré comme plus sûr et plus accessible que les routes du Moyen-Orient, illustre une réorganisation des flux mondiaux, avec une Europe cherchant activement des alternatives.
Les analystes de Julius Baer tirent la sonnette d'alarme :