Digi accélère : une ipo imminente après un bond record
DIGI, l'opérateur télécom roumain, a franchi un cap majeur. Avec 10,8 millions de clients, l'entreprise annonce des chiffres records et se prépare à une introduction en bourse qui pourrait redéfinir le paysage concurrentiel espagnol. La stratégie est claire : s'affranchir de la dépendance à Telefónica en construisant sa propre infrastructure.

Une levée de fonds conséquente pour financer l'ambition
L'annonce d'une augmentation de capital de 12,74 millions d'euros, après une précédente émission de 1,7 million d'euros le 17 mars, confirme l'appétit financier de DIGI. Au total, près de 200 millions d'euros sont désormais mobilisés pour alimenter ce projet audacieux. L'entreprise a récemment validé l'émission de 191,2 millions de nouvelles actions, un chiffre qui témoigne de l'ampleur des investissements nécessaires.
La transformation juridique, actée le 16 décembre, de la société à responsabilité limitée à une société anonyme, est une étape cruciale. Les clients ont d'ailleurs constaté ce changement sur leurs dernières factures. Cette mutation, couplée à la création de deux types d'actions, reflète une préparation méticuleuse pour le marché boursier.
Mais pourquoi tant d'efforts pour se libérer de Telefónica ? La dépendance à l'infrastructure du géant espagnol freinait l'expansion de DIGI. La construction d'un réseau de fibre et mobile propre représente un investissement colossal, justifiant pleinement ce pari sur la Bourse. La stratégie ne vise pas à céder une participation majoritaire à des investisseurs externes, mais plutôt à valoriser les bénéfices accumulés durant des années de croissance en Espagne.
La date du 8 avril est désormais gravée dans le marbre : c'est à cette date que l'augmentation de capital devrait être finalisée. Et la sortie au marché boursier pourrait suivre de près, à la fin du même mois. DIGI ne se contente pas d'offrir les tarifs de fibre et mobile les plus bas du marché ; elle ambitionne de devenir un acteur incontournable, capable de rivaliser avec les opérateurs historiques.